Retour d’expérience : Apprivoiser un oiseau EPP

Cet article change un peu des précédents. Même si habituellement j’écris sur l’informatique il pourrait arriver des digressions comme celle-ci.

Mes animaux de compagnie favoris sont les psittacidae (perruches et perroquets) apprivoisés. Je n’en avais plus depuis un moment par manque de temps. Cependant, cet été ma mère a trouvé une petite perruche ondulée mâle probablement EAM (Élevé À la Main), avec une aile cassée, coincée entre deux barquettes de fraises. Un oiseau seul c’est triste, de plus je sais que je n’aurais pas le temps de m’en occuper correctement durant les années qui viennent, donc je lui ai acheté une copine. C’est une EPP (Élevé Par les Parents). Il y a un troisième type d’oiseau, les MAN (Manipulé Au Nid).

J’avais envie de mener une petite expérience :
Est-ce que les EPP des espèces réputées faciles sont vraiment facile à apprivoiser ?

La raison de cette expérience peut ne pas sembler évidente pour les non-initiés (Pourquoi s’embêter à apprivoiser des oiseaux adultes alors qu’il est plus rapide d’apprivoiser des jeunes ?). Le comportement d’un oiseau apprivoisé est différent s’il est EPP/MAN ou EAM. Certaines personnes pensent qu’il est mauvais pour l’oiseau d’être EAM. Je ne vais pas donner mon avis à ce sujet ici mais j’avais envie de savoir si apprivoiser des oiseaux EPP est facile.

Le protocole expérimental

– Les oiseaux ont du millet ainsi que diverses graines à disposition tout le long de la journée.
– La majeure partie du temps ils sont dans leur cage à deux ou trois mètres de moi maximum.
– Un jour sur deux ils reçoivent de la salade en complément directement dans leur cage.
– Un jour sur deux je tiens la salade à la main durant une heure, avec la main dans leur cage.
– Le tout pendant un mois

Ce protocole expérimental a été globalement suivi. Cependant, il n’a pas été suivi parfaitement, il faut également noter que c’est une expérience sur un seul oiseau, le résultat n’est donc pas forcément représentatif des membres de son espèce.

Les difficultés rencontrées

Le mâle s’est plusieurs fois amusé à faire semblant de paniquer durant le nourrissage, cela a beaucoup paniquée la femelle. Avec le temps cela c’est calmé : la femelle se rendait de plus en plus compte qu’il n’y avait pas de raison de paniquer et le mâle est devenu plus calme.

Les feuilles de salade verte c’est grand et cela couvre trop la main ainsi je ne suis pas sûr que la femelle n’oubliait pas de temps en temps qu’il y avait une main en dessous. Malheureusement j’avais testé plusieurs types de nourriture avant de mettre en place le protocole expérimental et la salade verte était leur favorite.

J’ai dû couper les serres du mâle et de la femelle durant cette période, cela a un peu perturbé la femelle qui a pris plus de temps avant de vouloir manger la salade le lendemain.

Résultats

Départ

La femelle prenait un moment avant de commencer à manger la salade que je devais apporter doucement jusqu’à l’emplacement où elle se sentait le plus en sécurité (le point le plus haut de la cage). De plus, avant de commencer à manger, elle observait le mâle jusqu’à ce qu’il mange. À certains moments elle devenait hostile envers le mâle.
Elle n’était pas du tout en confiance.

Au milieu du mois

De temps en temps elle mangeait sans attendre et quelques très rares fois elle acceptait de manger depuis un autre perchoir. Son hostilité envers le mâle avait augmentée, probablement car c’est le seul moment de la journée où ils pouvaient manger de la salade et plus par peur. Depuis son emplacement favori si j’étais très lent elle acceptait de venir sur un doigt pour une dizaine de secondes. Je le faisais rarement, car il lui arrivait de paniquer après.

À la fin du mois

Après un moment d’hésitation elle venait par elle-même là où la salade se situait (sauf sur le perchoir le plus bas). Il lui arrivait de se poser sur ma main par l’intermédiaire de la salade. Son hostilité envers le mâle durant le nourrissage était resté le même. Je pouvais la porter sur le doigt depuis son emplacement favori plus longtemps, mais elle finissait aussi souvent par paniquer. Il était impossible de la déplacer ne serait-ce que d’une dizaine de centimètres.

Après une semaine sans nourrissage à la main

Elle avait un comportement similaire à celui du milieu du mois.

Conclusion

Je pense que pour obtenir un résultat satisfaisant il faudrait probablement faire le nourrissage deux fois par jour pendant trentes minutes sur une durée bien supérieure à un mois. De plus la confiance que l’oiseau EPP a en la main semble diminuée rapidement en cas de pause. Il faut garder à l’esprit que les perruches ondulées ont la réputation d’être des oiseaux facile; ce qui est plutôt rare.

En bref, c’est faisable avec des oiseaux faciles, mais ça prend beaucoup de temps.

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